Dans les faits, la France coloniale (1830-1962) pratiquait une politique simplement anti-kabyle, voire anti-amazighe. En 1939, Albert Camus constate amèrement le désastre de cette politique coloniale : « Je ne connais guère, par exemple, d’argument plus spécieux que celui du statut personnel quand il s’agit de l’extension des droits politiques aux indigènes. Mais en ce qui concerne la Kabylie, cet argument devient risible. Car ce statut, c’est nous qui l’avons imposé aux Kaby...les en arabissant leur pays.»(*) A ce sujet, depuis les années 1940, l'enseignement de la langue arabe était obligatoire dans les écoles, notamment en Kabylie et à Alger (Lycée de Ben Aknoun...) et l'association des « Oulemas » percevait de l'argent de l'armée coloniale pour accentuer l'islamisation des populations afin d'effacer les rites et tradition antérieur à l'islam. Enfin, la politique arabo-islamiste de Napoléon III n'a pas cessé jusqu'à aujourd'hui en Afrique du nord.
Boussad B.
Note: Albert Camus, « La misère de la Kabylie », in Chroniques algérienne 1939-1958, Paris, Gallimard, 1967, p. 72.

Boussad B.
Note: Albert Camus, « La misère de la Kabylie », in Chroniques algérienne 1939-1958, Paris, Gallimard, 1967, p. 72.



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire