mercredi 27 février 2013


Jean-Pierre Moure : "Je suis candidat aux municipales à Montpellier"

Recueilli par GIL LORFEVRE
27/02/2013,
Le président de l'Agglomération brigue officiellement le poste de premier magistrat de Montpellier. Avec pour mot d'ordre : "Redonner un nouvel élan à la ville !" 
Etes-vous candidat aux élections municipales à Montpellier ?
Oui. Je suis officiellement candidat à la candidature pour les élections municipales à Montpellier. Ce choix est mûrement réfléchi. Et j’assurerai dans le même temps mon rôle de président de l’Agglo, pour lequel j’ai été désigné.
Faut-il encore que vous ayez l’investiture du Parti socialiste...
Bien entendu ! Mais en attendant, je suis favorable au filtre d’une candidature interne. Les militants auront à s’exprimer mi-octobre et cela me convient très bien. Je ne crains pas leur vote.
Au final, c’est le national tout de même qui tranchera.
Oui, mais je suis tout à fait confiant. Puis, j’ai moi aussi mes entrées à Solférino. Et il y a fort à parier que les instances nationales suivront le choix des militants ; laissons faire...
Et si vous n’êtes pas investi...
Ce n’est pas d’actualité !
Avez-vous préparé votre succession à Cournonsec ?
Oui. J’ai annoncé cette semaine officiellement au conseil municipal ma candidature à Montpellier. Et si tout va bien, c’est ma première adjointe, Régine Illaire, qui tirera la liste de gauche en mars 2014.
Hélène Mandroux, candidate à sa succession, appelle à l’union de la gauche. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Je suis dans une volonté de rassemblement le plus large possible de la famille du progrès. Je ne ferme la porte à personne. Seulement, je veux travailler avec des gens qui ont pour souhait de réveiller cette ville qui en a grandement besoin.
Êtes-vous prêt à constituer un tandem pour diriger la Ville et l’Agglomération ?
Non. Je suis candidat pour avoir une responsabilité affirmée. Ce qui est important, c’est l’unité dans la décision. Unité rime avec efficacité. Le temps de la dispersion n’est plus à l’ordre du jour.
Quels seront les grands thèmes de votre programme ?
Il est encore trop tôt pour dévoiler en détail mon programme, mais il est clair qu’il faut redonner un élan à cette ville. Elle est tombée dans une léthargie qui lui porte préjudice. Aujourd’hui, je ne reconnais plus ma ville !
À ce propos, votre image est plutôt celle d’un élu rural peu connu à Montpellier...
C’est une erreur ! Certes, je suis élu à Cournonsec, qui n’est pas une commune rurale, mais je suis avant tout Montpelliérain. Je ne suis pas né à Montpellier - mon père lui l’était ! -, mais j’y suis arrivé à l’âge de 9 ans, j’habitais route de Mende. Je suis allé au collège de Fontcarrade, au lycée Mermoz, à la faculté de droit, j’ai été responsable à La Poste de Montpellier et j’ai même joué au football au Som.
Quel visage aura votre liste ?
Il faudra attendre encore un peu pour la dévoiler complètement et donner des noms. En attendant, il faut savoir que de nombreux politiques en responsabilité sont actuellement derrière moi. Je mise sur le renouvellement et la jeunesse. Je suis prêt - si je n’ai pas de problème de santé - à mener le navire durant une quinzaine d’années avec pour objectif, durant cette période, de préparer ma succession.
Trois candidats, déjà, pour briguer l’investiture socialiste à Montpellier, cela ne risque-t-il pas de faire un peu désordre ?
La différence avec les deux autres candidats, c’est que je ne suis pas dans l’exécutif et je veux apporter un œil neuf sur la gestion de la ville. Puis, si on regarde bien, Hélène Mandroux est à bout de souffle et Philippe Saurel très isolé, ne votant quasiment jamais avec la majorité. Moi, j’aime ce qui est cohérent et fidèle.
Ne craignez-vous pas que les polémiques de l’automne autour de la CFE et de Montpellier unlimited soient lourdes à porter durant la campagne ?
La politique n’est pas un long fleuve tranquille. Ces polémiques n’ont pas été faciles mais j’ai su régler les problèmes et particulièrement celui de la CFE ; à la différence de la campagne Montpellier unlimited qui est une chance pour Montpellier et son économie. C’est dans la tempête qu’on voit le capitaine et là je crois que j’ai montré que je tenais la barre fermement, sans faillir !
THÈMES DE CAMPAGNE

Economie
"Quand on est à presque 14% de chômeurs à Montpellier, il est grand temps de trouver des solutions et de s’inquiéter. Mon but est d’arriver au minimum à s’aligner sur la moyenne nationale qui est de 10%. Mais il faudra relever les manches. La notion d’entreprise est incontournable. On peut être de gauche et parler d’économie. Georges Frêche d’ailleurs l’avait très bien compris, et si la ville en est là aujourd’hui, c’est grâce à ce travail accompli avec les chefs d’entreprise locaux."
Urbanisme
"La ville grandit, il y a des grues partout, c’est bien ; mais je pense qu’il est temps de faire une petite pause. On ne peut pas bétonner partout. La richesse de cette ville, ce sont ses coins de verdure, il faut les préserver. Il faut également que chaque quartier garde son âme. La ville doit être l’addition de toutes ces âmes. Par ailleurs, l’Écusson doit être revitalisé, mais bien loin de toute guéguerre entre centre-ville et quartiers. Puis, on doit donner la possibilité au plus grand nombre de pouvoir accéder à la propriété. Il faut créer des logements pour les jeunes (...) et il faut revenir à des niveaux de prix de vente raisonnables !"
VITE DIT

"Si je suis élu, je céderai mon fauteuil de conseiller général. Et puis je ferai tout pour que la loi sur le non-cumul des mandats soit votée le plus rapidement possible. Il en va de la crédibilité des élus socialistes."
Georges Frêche "a été un maire exceptionnel. Tout le monde connaît les liens étroits que j’ai entretenus avec lui. Je suis dans la continuité totale de sa politique en matière de développement de la ville et de sa volonté permanente de faire avancer et briller la cité."
Mutualisation : "Il est clair que si je suis élu à la mairie, j’engagerai la mutualisation des services avec l’Agglomération. À l’heure où l’on demande aux collectivités de faire des économies, il serait dommageable de ne pas mettre en place des services communs aux deux structures."
Agglomération : "Je suis attentif à l’évolution politique des communes de l’Agglo. La droite y est de plus en plus présente, d’où la nécessité pour la gauche de garder la ville de Montpellier. Mais je fais confiance aux élus, laissons faire la démocratie."

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