ALGÉRIEL'argent sale de la campagne
L'origine des fonds utilisés pour financer la campagne électorale des candidats, et en particulier celle du président sortant Abdelaziz Bouteflika, soulève de nombreuses critiques.
Dessin de Sondron.
A chaque élection, la question de l'intrusion des forces de l'argent dans le politique est posée. Des rumeurs évoquent le règne de la chkara [argent sale]. En un mot, des soupçons pèsent sur le financement de la campagne d'Abdelaziz Bouteflika. Des hommes d'affaires auraient versé la "dîme" dans l'opacité la plus totale, parvenant à rassembler entre 700 et 1 000 milliards de centimes de dinars [1 milliard de centimes de dinars équivaut à 100 000 euros] pour le candidat Bouteflika, selon des organes de presse.
Une constitutionnaliste soutient en ce sens que la loi électorale de 2012 présente des limites : elle affiche l'incapacité à cerner l'argent sale de la campagne, ce qu'on appelle en Algérie la chkara. Il faudrait une commission composée de spécialistes à même de savoir éplucher les comptes des candidats qui pourrait débusquer ce genre de fraude. Cette situation renvoie à une limite de l'économie nationale : les énormes masses d'argent circulant hors des circuits bancaires, les énormes transactions sans factures et les maigres progrès dans la traçabilité des opérations.
L'efficacité du verbe pour séduire les électeurs
La commission de supervision des élections, elle aussi, n'exerce pas un pouvoir de contrôle dans ce domaine. Du coup, cette collusion entre le pouvoir de l'argent et le politique ne peut être évitée, laisse entendre la spécialiste. De ce fait, l'élection présidentielle enregistre une disproportion entre les moyens à la disposition de chaque candidat. D'une part, nous avons un candidat du pouvoir [le président sortant Abdelaziz Bouteflika] qui bénéficie d'une très importante logistique et, d'autre part, trois concurrents [Ali Fewzi Rebaïne, Abdelaziz Belaïd et Moussa Touati] à faibles ressources pour financer la campagne.
Seuls les candidats Ali Benflis et Louisa Hanoune semblent bénéficier de plus gros moyens, mais sans commune mesure avec ceux du chef de l'Etat. Nous assistons donc à un combat inégal. Les cinq prétendants à la magistrature suprême misent alors sur l'efficacité du verbe pour séduire les électeurs et remporter l'élection.
Mais les dés ne sont-ils pas pipés ? En effet, à moins d'un événement imprévu, tout semble s'acheminer vers la réélection du président Bouteflika. La machine a été mise en branle depuis plusieurs semaines : soutiens multiformes, alliance avec les forces de l'argent. La question est de savoir si le lobby financier est en train de consolider son pouvoir au point de conduire le pays vers une destination loin des aspirations de la majorité de la population.
Une constitutionnaliste soutient en ce sens que la loi électorale de 2012 présente des limites : elle affiche l'incapacité à cerner l'argent sale de la campagne, ce qu'on appelle en Algérie la chkara. Il faudrait une commission composée de spécialistes à même de savoir éplucher les comptes des candidats qui pourrait débusquer ce genre de fraude. Cette situation renvoie à une limite de l'économie nationale : les énormes masses d'argent circulant hors des circuits bancaires, les énormes transactions sans factures et les maigres progrès dans la traçabilité des opérations.
L'efficacité du verbe pour séduire les électeurs
La commission de supervision des élections, elle aussi, n'exerce pas un pouvoir de contrôle dans ce domaine. Du coup, cette collusion entre le pouvoir de l'argent et le politique ne peut être évitée, laisse entendre la spécialiste. De ce fait, l'élection présidentielle enregistre une disproportion entre les moyens à la disposition de chaque candidat. D'une part, nous avons un candidat du pouvoir [le président sortant Abdelaziz Bouteflika] qui bénéficie d'une très importante logistique et, d'autre part, trois concurrents [Ali Fewzi Rebaïne, Abdelaziz Belaïd et Moussa Touati] à faibles ressources pour financer la campagne.
Seuls les candidats Ali Benflis et Louisa Hanoune semblent bénéficier de plus gros moyens, mais sans commune mesure avec ceux du chef de l'Etat. Nous assistons donc à un combat inégal. Les cinq prétendants à la magistrature suprême misent alors sur l'efficacité du verbe pour séduire les électeurs et remporter l'élection.
Mais les dés ne sont-ils pas pipés ? En effet, à moins d'un événement imprévu, tout semble s'acheminer vers la réélection du président Bouteflika. La machine a été mise en branle depuis plusieurs semaines : soutiens multiformes, alliance avec les forces de l'argent. La question est de savoir si le lobby financier est en train de consolider son pouvoir au point de conduire le pays vers une destination loin des aspirations de la majorité de la population.
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