La cause ? L’accord bilatéral de 1968 sur l’immigration n’applique pas aux Algériens les dispositions réservées aux autres étrangers. Mais cet argument est aussi utilisé par les gouvernements français pour pousser Alger à accepter une révision des accords bilatéraux.
Mais cette fois, les choses devraient se passer différemment. Mercredi, le ministre français de l’Intérieur Manuel Valls a publié une circulaire dans laquelle il précise les critères de régularisation des sans‑papiers. « La circulaire sur la régularisation des sans-papiers concerne toute les nationalités », a affirmé ce vendredi à TSA le service de communication du ministère français de l’Intérieur.
À Alger, on suit avec intérêt l’opération. « Théoriquement la nouvelle circulaire ne devrait pas concerner les ressortissants algériens en situation irrégulière », explique à TSA une source diplomatique algérienne. Toutefois, « il serait demandé aux services des étrangers d’apprécier au cas par cas pour l'admission exceptionnelle au séjour pour cette catégorie d’Algériens. En attendant l'application sur le terrain, il semble donc que les Algériens pourront bénéficier des mêmes critères de régularisation que les autres. Mais nous verrons l’application sur le terrain », ajoute‑t‑elle.
En octobre dernier, lors de sa visite à Alger, Manuel Valls avait fait savoir aux Algériens que le gouvernement français renonçait à la révision des accords de 1968. L’opération de régularisation des sans‑papiers sera un test pour les intentions du gouvernement socialiste en matière d’immigration avec l’Algérie.
In TSA
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