[...] Pendant la guerre 1954-1962, les quelques villages de Kabylie, ayant échappé à cette mesure d’exception, se sont vus ceints par des kilomètres de fils barbelés enfermant les habitants dans un périmètre au-delà duquel tout débordement, sans autorisation préalable est sévèrement sanctionné par l’autorité militaire chargée de filtrer les entrées et les sorties(*). Ces déplacements massifs des populations avaient induit les effets les plus dévastateurs sur la vie et la cohé...sion sociale.
Sur le plan militaire, la situation est encore plus dramatique. Les pertes en vies humaines sont importantes et affectent l’ensemble de la Kabylie : des villages entiers ont été « rayés de la carte » par des bombardements de l’aviation militaire française où le napalm fut abondamment utilisé, malgré son interdiction par les conventions internationales ratifiées même par la France.[...] »
Note:
* C’est le cas du camp d’Agwni Tizi (situé dans la région des Illoulen Oumalou, Kabylie). Des milliers de civils (femmes, enfants) regroupés dans ce camp, certains torturés pendant 45 jours entre juillet et août 1959. À ce propos, durant nos enquêtes de 1997 à 2000, nous avons constitué quelques archives et nous avons enregistré quelques témoignages oraux de certaines victimes du camp d’Agwni Tizi.
Boussad B.
Sur le plan militaire, la situation est encore plus dramatique. Les pertes en vies humaines sont importantes et affectent l’ensemble de la Kabylie : des villages entiers ont été « rayés de la carte » par des bombardements de l’aviation militaire française où le napalm fut abondamment utilisé, malgré son interdiction par les conventions internationales ratifiées même par la France.[...] »
Note:
* C’est le cas du camp d’Agwni Tizi (situé dans la région des Illoulen Oumalou, Kabylie). Des milliers de civils (femmes, enfants) regroupés dans ce camp, certains torturés pendant 45 jours entre juillet et août 1959. À ce propos, durant nos enquêtes de 1997 à 2000, nous avons constitué quelques archives et nous avons enregistré quelques témoignages oraux de certaines victimes du camp d’Agwni Tizi.
Boussad B.



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