lundi 25 février 2013

Mouloud Mammeri raconte, dans son dernier roman, La Traversée (1982, voire p. 43- 51), l’histoire d’Anne-Marie Delaunay(*), pendant la guerre du côté des combattants de Kabylie contre l'armée coloniale française. Anne-Marie fait partie de l’ordre des Sœurs blanches, et travaille comme infirmière au dispensaire d’Asif Melloul (la Rivière Blanche), petit village de montagne de Kabylie. [...] Le dévouement des sœurs - Anne-Marie s’est fait accompagner par sœur Véronique, d’orig...ine belge - est sans faille. Rien ne les rebute, ni le dénuement absolu des conditions, ni les difficultés dans lesquelles elles doivent dispenser leurs soins à des blessés gravement atteints : « Au début, ce ne fut pas facile, moins en raison de la langue (Anne-Marie parlait berbère couramment), qu’à cause des conditions de vie ; elles couchaient à même la terre sur des nattes d’alpha, il y avait peu d’anesthésiques et presque pas d’instruments. Les sœurs comptaient pour rien la frugalité des menus : galette d’orge trempée dans l’huile presque tous les jours.» (La Traversée, p. 44) [...]

Boussad B.

Note: Ma sœur Lucienne Brousse était en Kabylie durant les années 1950, et m’a confirmé la véracité de cette histoire lors de notre entretien de 2006 à Paris.
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