dimanche 10 février 2013

Driss.z : Portrait de l’enfant terrible d’Oran

Driss fait se débuts dans le monde musical en 1989 à Bari en Italie ou il était animateur DJ à la radio Citta Stéréo pendant 5 années, il se spécialise dans le style black music. En 1993 il débarque à Paris avec un bagage musical aussi riche que sa grande ambition. Il ne tarde pas à commencer à animer des soirées de folie  dans des « Caf Cons » (Cafés-concert). Driss.z  est aussi auteur compositeur et interprète chose qui lui rajoute de valeur en musique et une maîtrise total de son métier qu’il exerce avec grande passion. Il a enregistré un Maxi de 4 titres avec comme style un mélange de Raï , Rnb, Rap et reggae. Il enchaîne avec un autre album en 1997 avec le groupe  Messa-G et fait des duo rap avec beaucoup de chanteurs dont des kabyles.
Aujourd’hui sa vraie passion reste toujours l’animation DJ car la musique pour lui commence par la proximité et cette mitoyenneté avec les jeunes mélomanes lui permet de bien décortiquer les goûts musicaux qui varient et évoluent au fur et à mesure. Cette approche lui procure une langueur d’avance dans le métier car il a déjà un  palmarès  riche en remix dans le house, funk, électro, Raï, oriental et kabyle. Il développe aujourd’hui un nouveau concept de mélange et de métissage de son entre le Raï et le reggaeton Agé d’une  trentaine d’années Driss.z ne manque pas de projets et envisage un retour prochain sur les ondes de radio.   
Défilé de mode :
L’élégance berbère présentée au viaduc des arts à Paris
C’est le premier défilé de mode, collection Printemps/Eté ouvert au grand public qui s’est déroulé samedi après midi  en pleine aire sur l’avenue de Daumesnil paris 12eme. Une dizaine de créateurs parisiens de renommée ont participé à cet événement qui survient juste entre les deux saisons. Parmi les créateurs  on peut citer Bensimon, Agatha Ruiz De La Prada, Aurelie Cherell, Marcia De Cavalho et le créateur Kabyle Ben Azri. Justement c’est ce dernier qui a attiré le plus notre attention car ce jeune créateur ne cesse de nous étonner et de nous faire rêver. Sa belle collection en textile pétillante en couleurs est un beau mariage entre le traditionnel et le moderne ; Le serwal berbère est réhabilité et redevient soudain tendance avec une touche fashion et des lettres berbères tifinagh brodées sur les hauts et les bas  inscrivant en tifinagh le mot Amazigh qui veut dire berbère Homme libre. On tout cas Ben Azri est un homme libre dans son art et dans son inspiration et désir débridés de mélanger l’authenticité , l’identité berbère et la mode, la tendance. En joignant l’utile à l’agréable Ben Azri impose sa touche personnelle qu’il surnomme « la berbère attitude » très ancrée dans la tradition le rituel berbère mais ne manque pas d’actualité car pour lui la varie mode c’est l’intemporalité .
En plus de  la  filature, Ben Azri impose une autre griffe, le tatouage sur les beaux visages de ses  mannequins qui ont épousé le décors et la musique pour en faire plus qu’un défilé mais une chorégraphie. « Le tatouage  est une pratique purement berbère on remarque facilement ces dessins sur les gravures et les sculptures de nos rois anciens qui se distinguent par ces signes  crayonnés sur leurs corps » dit-il.
Ces bijoux exceptionnels en argent massif et en bronze sont aussi présents dans le cortège et qui ne manquent pas d’originalité. Des bagues, des colliers, des bracelets et encore des anneaux représentent les lettres de notre alphabet une façon d’immortaliser cette écriture lybico-romaine qui a influencé les autres écritures du monde à une époque. Ce ne sont pas que des bijoux mais aussi des messages car chaque lettre en tifinagh est représentée en symbole comme l’amour pour le « A » l’ouverture pour le « M » et la santé pour le « D ».
C’est ainsi que chaque lettre devient un bijoux mais beaucoup plus , c’est un message . 

                                                                                                                                      Djillali Djerdi

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