Radio Canada a diffusé, jeudi 3 avril, une enquête sur le « calvaire » vécu par Pierre Demers, un ingénieur québécois, mis en cause dans une affaire de corruption en Algérie. Au-delà de l’enquête sur la corruption, c’est la description du traitement infligé à ce citoyen canadien durant son arrestation et sa détention qui lève un voile sur certaines pratiques des agents du DRS chargés des enquêtes, avant la dissolution de la police judiciaire du DRS en septembre dernier par le président Abdelaziz Bouteflika.
Selon l’enquête, le procès se tient au tribunal militaire, en arabe. L’ingénieur canadien est alors condamné à six ans de prison. « Il est ensuite détenu dans des prisons militaires, isolé et on lui interdit de communiquer avec sa famille », relate le Huffington Post Quebec qui cite l’enquête de Radio Canada.
Pierre Demers aura été détenu pendant quarante mois. Il est libéré  29 août 2012, « par une grâce présidentielle, non signée ». Une année plus tard, en septembre 2013, le service de police judiciaire du DRS est dissous par le président Abdelaziz Bouteflika. Plus tard, Amar Saâdani, secrétaire général du FLN, dans un entretien à TSA, avait critiqué le fonctionnement de certaines structures du DRS qui travaillaient en dehors de la loi.