Amitiés Algériennes Montpellier Méditerranée Métropole
jeudi 1 janvier 2026
Décès de Mohamed Hardi Historien et Révolutionnaire Algérien #RIP 🇩🇿🖤
Aujourd’hui Mohammed Harbi vient de nous quitter à l’âge de 92 ans après avoir lutté, pendant quatre jours, contre une infection pulmonaire dans un hôpital parisien. Mohammed Harbi est une figure de la lutte pour l’autodétermination et l’émancipation du peuple algérien.
Tout au long de sa vie, il a œuvré, tant par ses écrits que par son combat politique, à la libération des hommes et des femmes où qu’ils soient, au respect de leurs droits, et à la construction politique d’une société juste et égalitaire.
Sa contribution en tant qu’historien, jusqu’à la fin de sa vie, a été majeure, et laisse un héritage certain.
Mohammed Harbi est resté digne jusqu’à ses derniers instants. Son souvenir demeure intact et continuera à jamais à éclairer nos mémoires, et la mémoire algérienne.
[ Ali Guenoun ]
lundi 22 décembre 2025
ALGÉRIE, INDOCHINE, AFRIQUE... : QUAND LA FRANCE "INTERDIT" DE PARLER DE SES CRIMES COLONIAUX
Le 25 février 2025, l'éditorialiste Jean-Michel Apathie a déclenché une tempête politico-médiatique avec ces trois phrases prononcée à la radio : « Chaque année, nous commémorons le massacre d’Oradour-sur-Glane, c’est-à-dire le massacre de tout un village. Mais nous en avons fait des centaines en Algérie. Est-ce qu’on en a conscience ? ». Crime de lèse-nation ! Blasphème contre le "roman national" ! Aussitôt s'est déclenchée une campagne contre le journaliste, menée par Les Républicains, l'extrême-droite et les médias des oligarques. RTL s'est empressée de suspendre Jean-Michel Apathie, qui a bientôt décidé de mettre fin à sa collaboration avec cette radio. L'ARCOM, l'autorité en charge du contrôle des Média, a ouvert une enquête... qui a dû conduire ses membres à découvrir ce que tous les historiens et les citoyens curieux d'histoire savent depuis bien longtemps, à savoir que la conquête de l'Algérie au XIXe siècle est effectivement passée par des massacres systématiques de populations civiles et, plus largement, que les crimes de masse n'ont pas été des accidents ou des bavures, mais ont constitué de véritables politiques dans l'histoire coloniale française.
Le scandale Apathie est le point de départ d'un livre récemment publié par Olivier Le Cour Grandmaison, politiste et historien, invité de #JulienThéry dans ce nouvel épisode de "La grande H." : Oradour coloniaux français. Contre "le roman national" (éditions Les Liens qui Libèrent). L'ouvrage exhume une mémoire étouffée, celle des crimes commis au nom de la République dans ses colonies. Olivier Le Cour Grandmaison rappelle d'ailleurs qu'après 1945 et lors de la Guerre de libération algérienne, plusieurs personnalités ont dénoncé la répression d'une "Gestapo" française contre les indépendantistes et "les Oradour français" liés aux violences extrêmes de la "guerre contre révolutionnaire". Il revient aussi sur les origines de cette dernière, qui sont à trouver dans la guerre totale menée à partir des années 1840 par le général Bugeaud en Algérie, avec son cortège de massacres de civils, d’« enfumades », d’"urbicides" (destructions de villages et villes) répétés et de razzias destructrices.
Dans cette conversation, Julien Théry invite Olivier Le Cour Grandmaison à revenir sur son parcours d'historien de la colonisation, en particulier à partir de la publication en 2005 de son livre Coloniser, exterminer. Sur la guerre et l'Etat colonial, qui avait été assez mal reçu en son temps parce qu'il était précurseur en mettant l'accent sur des violences extrêmes systémiques alors euphémisées ou refoulées le plus souvent par les historiens eux-mêmes. Dans le prolongement des analyses d'Hannah Arendt sur les origines impérialistes et coloniales de la violence nazie, Olivier Le Cour Grandmaison a poursuivi depuis ce premier livre une oeuvre de chercheur centrée non seulement sur les dispositifs d'oppression aux colonies, mais aussi sur leurs effets de retour en métropole pour l'imposition de la domination bourgeoise sur les classes laborieuses.
lundi 15 décembre 2025
mercredi 26 juin 2024
Une histoire algérienne... Mustapha LALIAM (1928-2009)
Le colonel Amirouche, à droite,le docteur Laliam Mustapha au milieu et Ahcène Mahiouz, à gauche.
Mustapha Laliam est né en 1928 à Relizane, de père instituteur. Diplômé de la Faculté de médecine de Montpellier, en France, il avait rejoint Tunis pour échapper aux recherches policières avant d’être désigné comme médecin-chef de la Base de l’Est, sous le commandement d’Abdelhaï Soufi.
Recruté par le colonel Amirouche Aït-Hammouda, lors de sa venue à Tunis en février 1957, il fut le premier praticien à franchir la ligne Morice partiellement redoublée par la ligne Challe, pour servir, au mépris du danger, apporter aux combattants de la Wilaya III ses connaissances et sa science.
Médecin-chef de la Wilaya III, il succède au docteur Nafissa Hamoud, devenue au maquis son épouse.
Il fut prisonnier le 27 décembre 1957 à la suite d’une embuscade meurtrière à Draâ-Rif, près de Medjana (Bordj- Bou-Arreridj), il a séjourné successivement dans les prisons de Serkadji, Berrouaghia et El-Harrach.
Libéré en 1961, il regagne la Suisse puis avec son épouse, Nafissa Hamoud et rejoint Tunis.
Il occupe après l’indépendance, le poste de chef du service d’ophtalmologie, d’abord à l’hôpital Mustapha-Pacha puis à l’hôpital ex-Parnet qui porte désormais le nom de son épouse.
Député de Relizane pendant la législature de 1977, il prend sa retraite en 1989.
Le professeur Mustapha Laliam décède le 13 juin 2009 à l’hôpital Aïn-Naâdja, est inhumé le lendemain au cimetière du village de Tigzirt, sur les hauteurs de Beni Yenni, à une trentaine de km au sud-est de Tizi-Ouzou.
vendredi 3 novembre 2023
Inscription à :
Commentaires (Atom)








